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20 ans d'histoire de l'informatique (1980-2000) : des métiers de l'informatique à l'informatisation des métiers.

Auteur : Jean-Claude Debeir
Site : www.univ-mlv.fr/enseignement/formations/dess/aigem.htm
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Lorsque commence la décennie 80, les processus de rationalisation industrielle sont déjà très avancés dans l'industrie française, mais l'informatique demeure encore à l'écart de cette transformation, il règne dans la filière des métiers de l'informatique une certaine indifférenciation des compétences, que traduit un nombre encore limité de métiers : une vingtaine en tout. L'innovation technologique exceptionnelle des deux décennies suivantes provoque des créations d'emplois de plus en plus spécialisés. La complexité grandissante des outils a ainsi donné naissance à de nouveaux profils, de nouveaux métiers, tels le support aux utilisateurs ou plus récemment la création de sites internet. Le cabinet Oberthur Consultants en dénombre aujourd'hui onze catégories et évalue le nombre de postes à plus d'une centaine. Il est très certainement au dessous de la réalité.

Les métiers informatiques d'il y a 20 ans : la marque profonde de la mécanographie.



En 1980 l'informatique est encore influencée par la culture mécanographique, dans la plupart des cas les métiers sont passés dans la précédente décennie de la carte perforée à la bande magnétique. Il n'est pas exceptionnel d'écrire encore des programmes sur des cartes perforées en 1980 ! Or, les systèmes d'information n'ont pas connu de réorganisation profonde de leur structure et de leur fonctionnement. L'évolution du travail et des tâches que permettent les ordinateurs de la troisième génération, ont été confiée à des échelons hiérarchiques relativement modestes et à des techniciens de l'exploitation des machines dont la formation initiale et la position dans l'entreprise ne leur permettait pas d'apprécier l'ampleur des bouleversements qu'ils étaient en train de provoquer. On sortait tout juste d'une période au cours de laquelle l'informatique avait fonctionné comme une activité à part, relativement marginale. La tranquillité des services informatiques comparée aux restructuration des services de production était un caractère qui n'échappait à personne. Les responsables des systèmes d'information, souvent encore mécanographes dix ans plus tôt, maîtrisaient le fonctionnement des nouveaux ordinateurs du type Bull 60 au prix de stages de formation et de recyclage, sans être capables d'en repenser l'architecture. Cette situation a le plus souvent abouti à de coûteuses déceptions parce que ces responsables n'avaient ni le niveau technique, ni le niveau hiérarchique correspondants à la mise en œuvre de ces nouveaux outils. Ces machines, auréolées de leur réputation d'infaillible efficacité, appuyées sur des prix astronomiques tellement valorisants pour qui les commandait, n'ont pas apporté tout ce qu'on en attendait et les économies plus ou moins spectaculaires sur le plan des effectifs administratifs et comptables n'ont pas été réalisées. En revanche, les contraintes que les nouveaux systèmes apportaient dans les différentes activités ont été très mal ressenties par les salariés. On commence à se rendre compte que cette situation ne peut pas se prolonger sans péril et que l'organisation d'un système d'information moderne dépasse de très loin la compétence des techniciens de l'exploitation des matériels. Ainsi, au tournant des années 80, les entreprises recrutent-elles de plus en plus d'informaticiens issus des milieux universitaires dont la stature correspond mieux à l'ampleur des phénomènes auxquels elles se trouvent confrontées.

Ce renouvellement s'effectue à la, fois par le haut et par le bas. La direction générale, en quête de gains de productivité, coiffe le chef du centre de traitement de l'information par un directeur de l'informatique et remplace le personnel, recyclé mais encore pléthorique, de la perforation et de la vérification, par des opérateurs de saisie, quant aux anciens chefs mécanographes ils sont remplacés par des analystes et des programmeurs. Enfin, cette réforme des départements informatiques s'effectue avec une plus grande implication du chef de service organisation qui, lorsqu'il n'est pas remplacé, se fait appuyer par des ingénieurs-conseils ou des sociétés spécialisées. Ainsi, le noyau informatique de l'entreprise des années 80, est-il composé d'une sorte de trinité : un généraliste de niveau de formation élevé et de deux spécialistes confirmés, parfois renforcés par des conseillers extérieurs. Un rapport pour la période 1984-1988 de la Direction Régionale du Travail et de l'Emploi d'Ile de France, commandé par son directeur Claude Lagarrigue à la recherche d'outils de connaissance des filières de métiers, soulignait une forte augmentation (20%) de l'emploi des ingénieurs et cadres de l'informatique, une augmentation sensible, mais en ralentissement de l'emploi des techniciens de l'informatique (de 32% à 14%) et une baisse du nombre des employés qualifiés (5%).
Avec l'arrivée des informaticiens universitaires de nouveaux problèmes se posent entre 1980 et 1990. Formés à une organisation logique et rigoureuse, ceux-ci sont étonnés par la conception et le fonctionnement des systèmes d'information qu'ils rencontrent dans les entreprises. Il s'agit de remplacer la logique de "chaîne" (paie, facturation, stocks, comptabilité, …) par une logique de "donnée élémentaire" et de système.
De leur côté, ils n'effectuent pas les efforts nécessaires pour se faire comprendre, le vocabulaire qu'ils utilisent, mélange d'anglais et de néologismes, déroute les non spécialistes, les procédures qu'ils installent et qu'ils imposent, insupportent très souvent les utilisateurs. Le fossé est important entre les informaticiens et le reste de l'entreprise où on les considère, au mieux, comme un mal nécessaire.


Quatre grandes catégories de métiers au début des années 80



L'analyse et la programmation


Les travaux d'analyse étaient généralement conduits indépendamment des travaux de programmation, mais depuis la mise en service des ordinateurs de la troisième génération, on s'est rendu compte qu'il était préférable d'associer plus étroitement les analystes et les programmeurs dans des équipes cohérentes placées sous la direction d'ingénieurs de recherche, responsables de la mise en place et de l'entretien de l'application durant toute sa durée de vie. Ainsi deux types de métiers de la période précédente ont-ils eu tendance à se rejoindre dans une évolution pratiquement terminée dans les années 90.

La gestion des données


La gestion des données s'est autonomisée par rapport à l'analyse. Cette décennie 80 qualifiée par Robert Moreau, ancien Directeur du Développement scientifique d'IBM France, "celle de la gestion des bases de données gigantesques" , a vu se développer le nombre des ingénieurs en bases de données qui devaient prendre en charge la conception, la mise en œuvre et l'exploitation de celles-ci. D'autres métiers liés aux SGBD, comme celui d'administrateur de bases de données s'est également développé, au fur et à mesure que la donnée se trouvait placée "au centre du système d'information".

La gestion des systèmes d'exploitation et des réseaux


Dans les années 80, que ce soit depuis des mainframes ou depuis des serveurs, les informaticiens ont dû gérer de la distance et du partage d'information, ainsi la place des ingénieurs système et des ingénieurs réseau est devenue très importante et leur nombre s'est accru au fur et à mesure que les postes informatique partageaient de plus en plus de ressources matérielles, logicielles ou informationnelles.

L'informatique du temps réel de l'industrie, des transports, de l'espace et de l'armement.


Ces secteurs ont souvent, par la recherche fondamentale ou opérationnelle qu'ils entraînent, joué un rôle moteur dans les progrès de l'informatique bien avant les années 80. La Conquête de l'Espace ou la Guerre froide ont mis en marche la révolution informatique par toutes les applications dérivées qu'elle généraient, mais aussi la révolution des métiers par les doubles compétences qu'elles exigeaient des spécialistes de l'armement, du nucléaire ou de l'aéronautique. Ainsi, s'est initié un processus d'informatisation des métiers d'ingénieurs de différentes spécialités.

Et la micro devint un métier … 1985-92



Les métiers de la bureautique se sont développés au rythme de l'introduction de la micro-informatique dans les entreprises, métiers méprisés des "vrais" informaticiens au début de leur apparition mais, lorsque les ordinateurs personnels devinrent intelligents, le mépris se transforma en agressivité car les petites machines se montraient capables de faire des opérations identiques à celle des grosses dans un rapport de prix de 1 à 20. Des métiers comme ceux de responsable de parc micro, ingénieur bureautique, administrateur de données micro, formateur bureautique ont émergé en connaissant un très rapide développement.

Les réseaux locaux et les métiers associés n'ont pas amélioré les relations entre ceux de la "vraie" informatique et ceux de la "micro", en effet les anneaux et les bus émancipaient les services utilisateurs de la suffisance centralisatrice de leurs informaticiens et leur permettaient de développer "en local" des applications partagées correspondant exactement à leurs attentes. Des "bidouilleurs" clamaient les "vrais", qui concédaient parfois le qualificatif de "géniaux" lorsqu'ils découvraient, avec effroi, les performances au moindre coût de ces applications.
Mais finalement ce sont les réseaux locaux qui ont réconcilié les informaticiens. En effet, la complexité des tâches liées à l'installation et à la gestion des réseaux locaux les rapprochait des missions fondamentales de l'informatique. Devenir ingénieur réseau, administrateur Netware renouait avec les métiers de l'informatique classique.

Les métiers de l'édition et l'infographie correspondent à un autre mécanisme d'informatisation des métiers du livre que permettent les progrès techniques de la PAO et des périphériques de numérisation de l'image. On peut y voir les origines de l'informatisation généralisée des métiers de la période 1990-2000.

Les métiers du Minitel. En se faisant communicante l'informatique a généré la télématique, spécialité française qui a très précocement précédé internet dans le réseau du grand public. Des métiers à la jonction de la téléphonie et de l'informatique ont ainsi précédé de plus de 10 ans la vague des métiers de l'internet.

De 1990 à 2000 l'informatique au cœur de tous les métiers.



L'appropriation de l'informatique par les autres métiers s'effectue par la maîtrise des NTIC. La carte à puce transforma aussi bien les métiers de la banque, que de la billetterie ou de la sécurité. Internet transforme aussi bien l'édition, la documentation que la vente. Par la vidéo numérique le multimédia absorbe les métiers du cinéma et du spectacle, etc... La liste est longue et il est de plus en plus difficile de faire le départ entre les métiers et l'informatique, l'informatique et les métiers.
Il est vrai, cependant, que des organismes comme le Cigref (Club informatique des grandes entreprises françaises) produisent toujours des nomenclatures classiques, voire même académiques. La nomenclature 2000 est organisée en six familles d'emplois métiers qui apparemment n'ont en rien renoncé à la noblesse passée :
  1. Conseil en système d'information et maîtrise d'ouvrage
  2. Support et assistance aux utilisateurs
  3. Production et exploitation
  4. Études, développement et intégration
  5. Support et assistance technique interne
  6. Administration et gestion de la DSI
Mais l'évolution est très largement engagée, le Cigref ne prévoit-il pas dans son rapport de septembre 1999, l'intégration de cinq nouveaux métiers à la nomenclature pour le printemps 2000. Précisément les métiers liés au développement de la communication électronique, du multimédia et des grands progiciel de gestion : expert multimédia ; paramétreurs ; responsable des systèmes de communication électronique ; expert en modélisation de l'information et des connaissances; responsable de la sécurité informatique.
Ainsi des métiers de l'édition et de la vidéo sont sur le point d'être intégrés via le multimédia par la très docte institution, mais aussi les métiers des ressources humaines, du commerce et autres spécialités prises en charge par les ERP, via le paramétrage, les métiers de la communication, de la documentation et des archives par la modélisation des connaissances et la communication électronique. Le Cigref fait encore de la résistance sur un seul métier le webmaster. "En effet", lit-on dans son rapport, " il s'est avéré que cette fonction n'existe pas dans la plupart des grandes entreprises ou fait l'objet d'une confusion avec le chargé de publication qui n'est autre qu'un éditeur en ligne (...) Dans d'autres entreprises", concède le Cigref, "l'activité de webmaster correspond, en réalité, à une évolution de plusieurs emplois-métiers déjà présents dans la nomenclature Cigref et à leur ouverture vers d'autres technologies : la conception, l'exploitation et l'animation d'un site Internet ou intranet nécessitent une équipe composée de chefs de projets internet ou intranet, d'intégrateurs HTML (intégrateurs d'applications), d'intégrateurs d'exploitation et de rédacteurs (ce métier ne faisant pas partie du champ informatique)."
"Rome n'est plus dans Rome !", et gageons que dans les années futures le "champ informatique" gagnera encore bien d'autres métiers.


Jean-Claude Debeir
(Directeur du DESS Applications Informatiques à la Gestion, aux Etudes et au Multimédia à l'Université de Marne la Vallée )




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